Confrérie de Saint-Marc

Membres de la Confrérie de Saint-Marc, avril 2008 (photo Y.Sakurai)

“ Nous dirons à l’honneur de Villeneuve que la fête traditionnelle et patronale de la St-Marc, y est encore célébrée, sinon avec le même enthousiasme d’il y a une cinquantaine d’années, du moins avec assez de bon vouloir par bon nombre d’agriculteurs. Cette fête moitié païenne, moitié chrétienne, a cela de bon qu’elle contente tous les goûts et sentiments…”   (Thomas David. Félibre paysan Vilo-Novo Moun Païs 1903)

La fête de Saint-Marc, célébrée traditionnellement le 25 avril, trouve en effet ses origines dans les antiques fêtes païennes. En Gaule, le culte de Bacchus, dieu romain de la vigne et du vin, était répandu jusqu’en Provence, alors pays des vignes. Cette divinité romaine et ces manifestations sont issues de la mythologie grecque et de ses fêtes, Dionysos et les Dionysies.

La Saint-Marc s’apparente aux fêtes romaines dites des “ Robigalia ” en l’honneur de “Robigo”, divinité que l’on invoquait afin de préserver le blé de la “ nielle ”, ou rouille des plantes. Les traces les plus anciennes de la confrérie de Saint-Marc remonteraient au XIe siècle. Sans doute aura-t-elle remplacé une de ces fêtes païennes où l’on dansait autour du feu dans la plus grande liberté.

Dès le début du christianisme, l’église s’est associée à cette fête. Dédiée alors à Saint Marc l’évangéliste, en sa qualité de patron des vignerons dans notre terroir. On rattacha la vigne et le vin aux prières et processions dites “ rogations ” pour demander la pluie ou un temps clément et attirer la bienveillance divine sur les futures récoltes.

 

La confrérie de Saint-Marc a pour but le maintien du culte de Saint Marc. Autrefois les confrères sillonnaient les vignes pour surveiller la croissance des ceps, des sarments et des futurs raisins. Perpétuant la tradition, la Confrérie de Saint-Marc est la seule confrérie vigneronne qui ait conservé ses propres rituels de danses et de chants. Depuis le 5 avril 1971, elle s’est organisée en association loi 1901, présidée depuis par, successivement, les prieurs Jean Saïn (décédé), Bruno Eyrier (décédé) et aujourd’hui Jacques Baumet.