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Le Chant de la Coupo Santo

15/01/2011

dans Confrérie de Saint-Marc,Fête de Saint-Marc

Composé de sept couplets de quatre vers et d’un refrain de cinq vers, le chant de la Coupo Santo clôture la fête de Saint-Marc et chaque réunion de la confrérie. Le plus souvent, on ne chante que les deux premiers et le dernier couplets.


La « Coupo Santo » (Coupe sainte) est une coupe en argent ciselé que des écrivains et des hommes politiques catalans offrirent aux provençaux, le 30 juillet 1867, pour remercier Frédéric Mistral (1830-1914) et les félibres de leur hospitalité envers l’exilé Victor Balaguer (1824-1901). Ce poète catalan était alors un opposant au rattachement de la catalogne à la couronne d’Espagne.

Conque de forme antique, soutenue par un palmier, cette coupe réalisée grâce à une souscription de 1800 signataires, est l’œuvre du sculpteur Guillaume Fulconis d’Avignon et de l’argentier parisien Jarry. Debout contre le tronc du palmier deux charmantes figurines se regardent, faisant de la Catalogne et de la Provence comme deux sœurs. En signe d’amitié, la Provence passe le bras droit autour du cou de l’autre jeune femme, tandis que, main droite sur le cœur, la Catalogne semble la remercier.

Frédéric Mistral

En hommage à ce majestueux présent, Mistral composa en août 1867 la « Coupo Santo » devenu depuis l’hymne national de la Provence et chanté sur un Noël du XVIIe siècle du Frère Serapion.


Sur la coupe on peut lire « Record ofert per patricis catalans als félibres provenzals per la hospitalitat al poeta Victos Balaguer – 1867 » (Souvenir offert par les patriotes catalans aux félibres provençaux pour l’hospitalité donnée au poète catalan Victor Balaguer – 1867)

Sur le socle sont gravés ces vers, de Balaguer : « Morts diuhen qu’es Mès jo la crech viva » (On la dit morte mais moi je la crois vivante) , et de Mistral : « Ah! se me sabien entèndre Ah! Se me voulien segui! » ( Ah ! si on savait me comprendre Ah ! si on voulait me suivre )

Victor Balaguer

Le Capoulié (Président) du Félibrige, ce mouvement régionaliste fondé en 1854 par Mistral et six de ses amis, en est le dépositaire. La coupe est présentée une fois l’an, à la Santo Estello, lors d’un congrès annuel. A la fin du traditionnel banquet de clôture, on chante la «Cansoun de la Coupo» et on boit à tour de rôle dans cette coupe une gorgée de Chateauneuf-du-Pape. Au dernier couplet l’assistance se lève, les hommes se découvrent, à la fin personne n’applaudit.

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André Pierre Fulconis octobre 22, 2015 à 13:09

Dans ce beau site de la fête de Saint Marc de Villeneuve les Avignon, la Coupe de mon arrière grand père, baptisée Sainte à sa vue et alors chantée par notre grand Frédéric Mistral, est tout à fait à sa place.
Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus, il suffirait de se reporter à mon site http://www.fulconis.com ou au livre disponible : “Louis Guillaume Fulconis (1818-1873), statuaire, une vie d’amitié (Provence, Algérie, Normandie, Paris)”.
Cordialement à Toutes et à Tous, et particulièrement aux créateurs et mainteneurs de ce site.
André Pierre Fulconis

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