Villeneuve-lès-Avignon

Villeneuve-lez-Avignon est une ville d’Art et d’Histoire, dont voici un bref aperçu chronologique :

587 – Sainte Casarie meurt dans une grotte située sur le Mont-Andaon.
735 – Invasion sarrasine.
930 – Invasion hongroise.
1088 – Raymond IV, Comte de Toulouse, cède le Mont-Andaon aux Bénédictins.
Le bourg Saint- André voit le jour.
1177 – 1186 – Construction du pont Saint-Bénézet, appelé aujourd’hui “ Pont d’Avignon ”.
1293 – Philippe-le-Bel crée une cité royale dite
“ Villa Nova Sancti Andreoe Secus Avignonem ”.
1307 – Construction de la Tour du Pont, dite “ Tour Philippe-le-Bel ”.
1348 – 1388 – Epidémies de peste.
1660 – Louis XIV assiste à une messe à la Chartreuse.
1770 – Inauguration du nouvel Hôtel de Ville.
1817 – Aménagement de la “ Place Neuve ”, place Jean-Jaurès depuis la Libération.
1856 – L’île de la Barthelasse est annexée par Avignon.

Quelques images inédites de Villeneuve autrefois

La culture de la vigne et du vin a “Vilo-Novo d’Avignoun”

La culture de la vigne fut apportée par les grecs 600 ans avant notre ère, lors de la fondation de Marseille. Les Argonautes remontent alors le Rhône, créant des comptoirs et des lieux de pêche sur les nombreux “oppida ” dominant les berges du Rhône, ainsi du Rocher des Doms à Avignon, Bompas ou Roquemaure.

Les vignobles du Rhône seraient ainsi les plus anciens de France. Aux Grecs succèdent les Celtes puis les Romains. Au IIIe siècle, les invasions germaniques détruisent une partie des vignobles remis en culture à partir du siège libérateur d’Avignon par Clovis en l’an 500. Au XIIe siècle les plaines de l’Abbaye et de la Barthelasse sont toujours des marécages. Le lit du Rhône se déplace fréquemment et il faudra des siècles pour obtenir la configuration actuelle de Villeneuve.

L’église ayant hérité vers l’an mil de nombreuses terres et vignobles, en 1019, Ermengarde, reine de Bourgogne et veuve du marquis de Provence, offre des vignes aux moines de Saint-André. La production de vin à Villeneuve se développe et obtient même une certaine réputation, le terroir devenant plus tard l’un des fournisseurs du souverain pontife. Occupant d’abord une partie de la plaine alluvionnaire de l’Abbaye et quelques parcelles à flanc des côteaux de l’Ermitage, la culture de la vigne se déplace au XVIIe siècle vers les étangs asséchés de Pujaut.

A la fin du XVIIIe siècle, on voit apparaître l’appellation “Côtes du Rhône”. Après la révolution de 1789, les grands domaines religieux disparaissent, laissant la place à de nombreux nouveaux propriétaires. Au XIXe siècle, bien que le rendement de la vigne ne soit plus très bon, on l’a cultivait encore dans de nombreux terroirs. Mais en 1870-1880, le phylloxéra (1870-1880), l’oïdium, la cochilis, le pourridié, le black-rot et le mildiou ravagent les vignes, délaissées au profit des arbres fruitiers.

En 1840, une partie des digues protégeant Villeneuve  et les terres du Rhône est emportée par les eaux. Les inondations successives de 1856, 1886, 1896, et 1900 viendront à bout des vignes de la plaine. Aujourd’hui on ne produit presque plus de vin dans la commune de Villeneuve-lez-Avignon. En revanche, les bons crus abondent aux alentours et c’est la meilleure façon de leur rendre hommage que de célébrer Saint-Marc en l’accompagnant d’un marché aux vins des Côtes du Rhône gardoises.